Alcool, toi mon liquide, toi ma liqueur,
Toi qui m’inhibes, toi qui m’écœures,
Un instant tu fais battre mon cœur,
Un autre tu éveilles toutes mes peurs.
Ce chaud liquide qui coule dans ma gorge,
Ce fleuve de feu tout droit sorti d’une forge,
Cette mélasse fermentée à base d’orge,
Ces différents poisons qu’inlassablement j’engorge.
Tout commence par cette sensation de me perdre,
Mon esprit se dissout dans une mélancolie acerbe.
Mon corps s’enfuie et tombe dans l’herbe,
Mes pensées s’échappent dans cette nuit superbe.
Mes pulsions prennent alors le dessus,
Mes sentiments qui à jamais se sont tus,
Mes envies à qui j’ai dit jamais plus,
Tout ça rejaillit une fois que j’ai bu.
Alcool, Ô toi qui est ma tentation,
Que tu sois sucré ou amer tu restes bon.
Pur ou mélangé tu trouves toujours le ton,
Et finalement, tu fais de moi un con.