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Motssurmaux

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La colère, la haine, la rage. L'amour, l'envie, le désir. La mélancolie, la tristesse, la peur. Nous avons tous connu ces sentiments. J'essaye d'y mettre les mots, avec différents tons, différentes situations et différentes approches.


Que faire quand on est un flagelle blanc, je me posais la question ?

Publié par Mots Sur Maux sur 10 Février 2013, 22:21pm

Le coup d’envoi a été donné. Le maitre s’est mis au garde à vous, excité par la jolie créature devant lui. Après quelques secondes la boucherie commence, et nous nous tenons là, juste à côté, prêts à agir. Nous sommes bien au chaud dans nos deux bulles. Mais le combat doit avoir lieu. Nous y sommes préparés. C’est notre mission. Dans un dernier râle grave, nous sommes projetés dans d’étroits canaux, à une vitesse jamais atteinte. La panique se lit dans nos flagelles qui tremblent d’inquiétude.

Après quelques secondes de glisse, nous arrivons chez l’ennemi. Une vaste salle, une immense salle. Mais le débarquement a été lancé. Nous devons lutter. Atteindre le graal final. Le graal. L’atteindre et le fendre. Le fendre et y pénétrer. C’est notre mission à tous. Un seul y parviendra. C’est donc une lutte intestine qui s’enclenche. Premier arrivé, premier servi. Les flagelles s’agitent. Nous nous battons entre nous. Les plus virulents s’étranglent entre eux. Les plus vicieux projettent les autres sur les parois visqueuses. Les plus rapides accélèrent pour devancer les autres. Les plus malins attendent que les autres s’entretuent. Donc j’attends.

Caché derrière un repli, j’observe cette scène chaotique. Les troupes ennemis débarquent et commencent à éclaircir nos rangs. D’apocalypse on passe à chaos. Nous ne sommes plus que quelques dizaines de milliers, et le rouge commence à l’emporter sur le blanc. Je profite de la zizanie pour longer l’interminable paroi, toujours plus loin. Je me retrouve seul face à l’inconnu, laissant le bruit et les morts derrière moi.

Arrivé au bout de l’antre, un choix cornélien se pose à moi. Droite ? Gauche ? Suivant mon instinct masculin je laisse mon flagelle m’emmener à droite, remontant toujours plus cette route inconnue. L’objectif m’apparait alors. Immense. Solide. Inattaquable. Je rassemble alors tout mon courage, prépare mon flagelle à cet ultime effort, et la petite cellule que je suis fonce vers cette forteresse. Je rebondis. Inlassablement je recommence. Après de multiples essais une brèche apparait. Je regroupe alors mes ultimes forces et m’insère dans la brèche.

Une vie est née.

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